Cotisations CARCDSF 2026 : le barème de retraite des chirurgiens-dentistes, chiffré
Les quatre cotisations dues à la caisse en 2026, et ce qu’elles coûtent à chaque niveau de revenu.
En 2026, un chirurgien-dentiste conventionné verse à la CARCDSF quatre cotisations : retraite de base, retraite complémentaire, prestation complémentaire de vieillesse (PCV) et invalidité-décès. Au revenu professionnel moyen des cotisants, 106 635 € selon les statistiques 2025 de la caisse, le barème donne 21 629 € par an, soit 20,3 % du revenu. Même sans revenu, le praticien doit 6 683 €, à cause des forfaits et de l’assiette minimale du régime de base. Le total cesse d’augmenter à 240 300 €, cinq fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) de 48 060 € : il plafonne alors à 40 269 €. Le poids relatif baisse donc à mesure que le revenu monte, de 29,8 % au 1er décile des revenus DREES à 17,0 % au 9e. Ces montants ne comprennent ni la maladie, ni les allocations familiales, ni la CSG-CRDS, appelées par l’Urssaf.
Vos cotisations CARCDSF 2026
Total annuel
20 704 €
| Retraite de base | 6 066 € |
| Retraite complémentaire | 11 015 € |
| Prestation complémentaire de vieillesse (votre part) | 2 389 € |
| Invalidité-décès et indemnités journalières | 1 235 € |
Barème CARCDSF 2026, praticien conventionné. Hors cotisations Urssaf (maladie, allocations familiales, CSG-CRDS).
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Les quatre lignes de l’appel de cotisations
La CARCDSF (caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes) appelle en 2026 quatre cotisations, toutes fixées par son barème (CARCDSF, montant des cotisations 2026). Le Pass, plafond annuel de la Sécurité sociale, vaut 48 060 € et sert d’unité à presque toutes les bornes.
- Retraite de base : 8,73 % du revenu jusqu’à un Pass, plus 1,87 % du revenu jusqu’à cinq Pass. L’assiette ne descend jamais sous 5 409 €.
- Retraite complémentaire : un forfait de 3 210,60 €, plus 11,35 % de la part du revenu située entre 31 239 € et 240 300 €.
- Prestation complémentaire de vieillesse (PCV) : un forfait de 1 663,60 € et 0,725 % du revenu jusqu’à cinq Pass, pour la part qui reste à la charge du praticien conventionné.
- Invalidité-décès : un forfait de 1 235 €, identique pour tous.
Additionnés, les trois forfaits pèsent 6 109 € avant le moindre euro de revenu. Ils expliquent pourquoi un praticien à faible activité paie une part élevée de ce qu’il gagne.
Le barème appliqué à cinq revenus
Le tableau applique le barème 2026 à des revenus tirés des données publiques : trois repères de la distribution DREES 2021 (DREES), l’assiette moyenne publiée par la caisse et le plafond de cinq Pass. Le calcul est celui du simulateur de la page.
| Revenu de référence | Revenu | Retraite de base | Complémentaire | PCV | Invalidité-décès | Total | Part du revenu |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er décile DREES 2021 | 35 900 € | 3 805 € | 3 740 € | 1 924 € | 1 235 € | 10 704 € | 29,8 % |
| Médiane DREES 2021 | 93 700 € | 5 948 € | 10 300 € | 2 343 € | 1 235 € | 19 826 € | 21,2 % |
| Assiette moyenne CARCDSF 2025 | 106 635 € | 6 190 € | 11 768 € | 2 437 € | 1 235 € | 21 629 € | 20,3 % |
| 9e décile DREES 2021 | 218 700 € | 8 285 € | 24 487 € | 3 249 € | 1 235 € | 37 257 € | 17,0 % |
| Plafond : 5 Pass | 240 300 € | 8 689 € | 26 939 € | 3 406 € | 1 235 € | 40 269 € | 16,8 % |
La ligne de la retraite complémentaire est celle qui bouge le plus. Entre le 1er et le 9e décile, elle passe de 3 740 € à 24 487 €, alors que la retraite de base ne gagne que 4 480 €. Le taux de 11,35 % s’applique à toute la tranche jusqu’à cinq Pass, tandis que la retraite de base change de taux dès le premier Pass.
Un poids qui baisse quand le revenu monte
Rapportées au revenu, les cotisations dessinent une pente descendante : 29,8 % au 1er décile, 21,2 % à la médiane, 17,0 % au 9e décile. Les forfaits pèsent lourd sur les petits revenus, puis les plafonds arrêtent la progression des grosses assiettes. Au-delà de 240 300 €, chaque euro de revenu supplémentaire ne coûte plus rien à la CARCDSF.
Cette forme explique un écart visible dans les chiffres de la caisse (chiffres clés). Le barème appliqué à l’assiette moyenne donne 21 629 €, mais la cotisation moyenne publiée n’est que de 18 663 €. Quand une cotisation croît moins vite que le revenu, la moyenne des cotisations reste sous la cotisation du revenu moyen ; la caisse ne publie pas le détail qui permettrait de répartir l’écart entre cet effet et les situations particulières de ses cotisants.
Le revenu retenu et le calendrier
Le barème s’applique au revenu professionnel déclaré, c’est-à-dire au bénéfice non commercial pour un praticien en exercice individuel. Le simulateur demande le revenu 2025, celui sur lequel la caisse calcule l’appel 2026. Pour un associé de SELARL, la question de l’assiette se pose autrement : rémunération de gérant et part des dividendes au-delà de 10 % du capital, détaillées sur la page SELARL ou BNC.
Deux précisions sur les valeurs. Le Pass retenu est celui publié par l’Urssaf pour 2026 ; une coquille sur la page de la caisse, relevée lors de la mise à jour, n’a pas été reprise. L’assiette minimale de la retraite de base, 5 409 €, est indexée sur le Smic horaire du 1er janvier 2026, comme l’indique le barème.
Ce que l’Urssaf appelle à côté
La CARCDSF ne représente qu’une partie des prélèvements personnels. L’Urssaf appelle l’assurance maladie, les allocations familiales, la CSG-CRDS, la contribution aux unions régionales des professionnels de santé et la contribution à la formation professionnelle (taux Urssaf des praticiens). Le site ne calcule pas ces lignes. Les comptes 2024 des cabinets adhérents de l’UNASA donnent l’ordre de grandeur de l’ensemble : 15,6 % des recettes, soit environ 48 315 € sur des recettes moyennes de 309 713 € (UNASA). Pour voir ce que tout cela laisse au praticien, la page revenu des dentistes rassemble les sources publiées.